Jacques-André Widmer

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Jacques-André Widmer, Vaudois en exil (volontaire) à Genève.

Né en 1941 à Baden (AG), j’ai été élevé à Aigle (VD) puis à Montreux où, après ma formation secondaire au Collège de cette ville et des études de langues en Allemagne et en Grande-Bretagne, j’ai commencé ma carrière de journaliste, comme stagiaire à L’Illustré dès l’âge de 20 ans (1961). Le hasard, le désir et la nécessité m’ont ensuite emmené à Londres (1963-1967) où j’ai œuvré – avec succès – en journaliste free-lance, alimentant – le plus souvent sous pseudos -  tour à tour ou de manière multi-frontale des hebdomadaires suisses et français avec, pour spécialité des interviews de vedettes du Septième Art dans les studios mythiques d’Elstree, de Pinewood et de Shepperton. J’y ai même vu Chaplin tourner son dernier film, La Comtesse de Hong-Kong, et savouré (souvent) du porto et fumé des Players Navy Cut en compagnie de l’exquise et joyeuse Gloria Swanson…dans sa résidence londonienne. Cette spécialité se doublait de chroniques de la Cour St James au sein de laquelle je comptais de nombreux informateurs bavards… Cette fort lucrative production d’informations, de rumeurs et humeurs des princes et princesses du Palais et d’innombrables « human stories » était proposée et revendue par l’Agence Scope (Lausanne) aux hebdomadaires du monde entier alors que la télé n’était pas encore omnipotente.  Les vedettes du show business comptaient sur les hebdos pour leur pub.

Rentré en Suisse en 1967, j’ai œuvré à  La Tribune de Genève comme rédacteur de « locale » et rédacteur de la Une (jusqu’en …mai 68 !) puis, lors d’une traversée du désert, en faveur d’opérations de relations publiques pour des tiers (Finlande, Nigeria fédérale, Algérie) dont certaines missions se révélèrent très délicates et même dangereuses… Puis j’ai poursuivi ma carrière durant trente-et-un an à la Télévision et, parfois, à la Radio Suisse romande, aux actualités et sporadiquement comme présentateur du Téléjournal, alors diffusé d’un studio de Zurich. Désireux de varier mon menu et le pimenter de plusieurs autres media, j’ai aussi  œuvré pour la Première et la Deuxième chaîne (culturelle) de la Radio suisse romande puis, désormais à mi-temps à la SSR, j’ai officié comme correspondant de l’Associated Press, le Journal de Genève, Trente Jours et pour l’inventeur genevois de la video-simulation en architecture, Aimé Jolliet, responsable d’UNIVideo.

Au fil du temps,  après une grave crise politique (grève puis six licenciements de journalistes et de réalisateurs) qui avait frappé la TSR en 1971, j’ai pu co-fonder au terme de trois années d’efforts et de négociations délicates, le nouveau Syndicat suisse des mass media (SSM) en le portant en 1974 sur les fonts baptismaux et le faire adhérer à l’Union syndicale suisse (USS). Cette institution existe encore.

Dès 1974, j’ai occupé le siège de représentant du personnel au Comité directeur de la Télévision suisse romande (18 membres dont les conseillers d’État des cantons romands + 2 délégués du Conseil fédéral + maire de Genève + syndic de Lausanne, + préfet fribourgeois, etc. Il arrivait que cet aréopage politique ultra-conservateur intervienne dans les émissions avant qu’elles ne soient tournées ! Les tabous de l’époque : l’armée suisse, l’objection de conscience, le sexe, l’avortement, etc. Les débats furent homériques et je ne me suis pas privé de les animer:-)

Par ailleurs, j’ai pu me familiariser, comme Vaudois en exil (volontaire), aux arcanes de la politique locale en exerçant le mandat de conseiller municipal (PS) de la Ville de Genève (1975-1983) avant d’en devenir…le chroniqueur parlementaire pour Le Journal de Genève.

Au chapitre des mésaventures désopilantes, j’ai été envoyé spécial durant vingt-quatre heures à bord du bateau -pirate de Radio Caroline (1964), à titre de reporter et j’y ai fini durant dix jours comme cuisinier de bord sous la contrainte de son rustre capitaine: http://tinyurl.com/qamegtv .

Grand lecteur de journaux et de livres en français, anglais et allemand, j’ai un faible pour les essais et même pour la poésie. Et je suis accro à la musique classique, en particulier à la musique sacrée… et aux big bands des années 1930…

Pour la Télévision romande, j’ai adapté des centaines de documentaires allemands, anglais et américains en français qui ont été diffusés ensuite sur les chaînes françaises, belges et québécoises.

Je considère le langage comme un don du Ciel. De confession protestante, issu de la bonne bourgeoisie vaudoise, j’ai milité au Parti socialiste suisse (PSS) de 1975-1992, année où j’ai voté NON, en consultation populaire, à l’adhésion de la Suisse à « l’Espace Économique Européen » (EEE) que les médias à l’unisson nous vantaient à son de cors… J’ai démissionné alors du PSS et ne suis plus membre d’un parti mais j’ai beaucoup d’affinités électives avec le Parti Pirate suisse (PP) et d’autres qui défendent efficacement le modèle de la démocratie suisse, en péril d’Anschluss et de dissolution dans une Europe chimérique bâtie sur des sables mouvants.  La manière nouvelle du PP d’aborder les problèmes a cinq mesures d’avance dans la partition qui se joue dans l’européanisation et la mondialisation forcées, sous la menace de la « colonisation  » par les réseaux et par les armes d’intrusion massive dans la vie privée des citoyens et des entreprises.

Je me plais à penser qu’il y a un peu de graine d’anarchiste (modéré) en moi mais ne saurais le jurer. Ou plutôt d’éternel « angry young man ». Et une farouche résistance au « politiquement correct ».

Être journaliste, c’est surtout avoir une tournure d’esprit particulière et être animé d’un sens critique et d’un doute de bon aloi. La recherche puis la découverte de vraies informations inédites…et leur révélation au public n’ont jamais cessé de m’inspirer.

A ce sujet, après un test, on vient de me proposer le rôle de « Grumpy Old Man (Vieillard Grincheux) dans une radio anglophone à Genève. Je vais y réfléchir…en souriant car il n’y a peut-être pas grand avenir dans cette discipline…

Les talents de bretteur que l’on me prête auraient pu s’exercer encore dans un Parlement mais j’ai cru bon de lever le pied et ne pas me représenter à des élections comme on m’y invitait…préférant me consacrer désormais à l’écriture dans la solitude de mon cabinet. Et savourer le spectacle…

Amateur de véhicules de collection, j’ai sillonné Londres jadis en Morris-Cowley,  modèle 1929 et je roule maintenant (peu ) dans une superbe Cadillac de 1988, un peu par provocation contre la doxa des Verts-Nuisants et pour mon propre confort et celui de mes passagers…

L’Europe ? Je l’ai sillonnée dès mon adolescence en auto-stop puis, des décennies plus tard, juché sur une très confortable moto Honda Paneuropean de 1200 cc.et franchi tous les cols alpins de la Suisse sur mon cheval d’acier.

A la retraite (active) depuis 2001, j’ai fondé en juin 2008 l’association libertaire des Dissident(e)s de Genève (DDG) qui défend dans ses statuts toutes les libertés de plus en plus menacées (y compris et surtout la liberté d’expression), et vise à la protection de l’individu face aux monstres de la Nouvelle Inquisition informatique. http://lesdissidentsdegeneve.ch/

Parmi les mesures de contrôle social, le droit de fumer sans incommoder autrui ni lui nuire, figure en bonne place parmi nos buts idéaux mais ne se limitent nullement à ce seul objectif: http://tinyurl.com/brtay9c .

Le tabagisme n’est certes pas bon pour la santé mais l’argument menaçant à la prétendue « fumée passive létale » qui légitimerait la Néo-Prohibition en Suisse, nous vient directement du IIIe Reich, c.à. d de Goebbels ! Les scientifiques reconnaissent enfin que les législations anti-fumeurs hystériques fondées sur « la fumée passive létale » sont fondées sur un mensonge de la propagande hygiéniste déjà diffusée par ce régime honni.

Inciter les populations à ne pas fumer, pourquoi pas ? Mais que vaut une législation fédérale et des législations cantonales anti-fumeurs fondées sur l’argument mensonger d’une prétendue « fumée passive létale » ? Avant l’interdiction, je fumais environ 40 cigarettes par jour. Depuis l’interdiction : 60:-) !

La guerre contre les fumeurs, nouveaux boucs-émissaires, doit cesser.

La stigmatisation des minorités (sauf les criminelles !) me donne de l’urticaire, surtout quand la machine étatique l’encourage.

Accro au clavier depuis l’enfance, à l’approche de mes soixante-treize ans, j’aime aussi m’exprimer sur divers blogs dont celui de La Tribune de Genève… http://humoresques.blog.tdg.ch/

.. et j’ai bien l’intention de présenter bientôt sur KDP-Amazon une anthologie de ce que je considère comme mes meilleurs textes (souvenirs, etc.) déjà parus ailleurs mais accompagnés de nouvelles pontes !

A ce jour (janvier 2013), j’ai publié les deux tomes de mon premier ouvrage (dérangeant): « On m’a volé mon ego – Récit d’une abomination vécue et vaincue ». Un témoignage bouleversant sur une terreur durable subie à la suite d’ »expériences interdites » au contact de blouses blanches dévoyées à Genève. Le second Tome révèle comment je suis rescapé de cette abomination alors que je croyais mon état irréversible.

Mon slogan: « The Pen is mightier than the Sword ».

Durant ma longue carrière, j’ai essuyé une bonne douzaine de menaces de procès, reçu une plainte pénale pour prétendue calomnie et diffamation (retirée avant le procès à Genève) et, à Londres, un commandement de payer de 10’000 £ (env. 120’000.- CHF d’époque). Contre toute attente, c’est à Genève que j’ai été interpellé en 1969 par la police pour délit de presse allégué, enfermé durant quatre heures en cellule, à la demande du Conseil d’État de Genève ! Même le Commissaire (Fischer) s’était dit embarrassé de devoir « convoquer » et « interpeller » un journaliste !  L’affaire n’a eu aucune suite: ce n’était qu’une intimidation…et j’en fais mon fleuron. Il est vrai que j’avais lancé un journal éphémère (Le Point sur le I) et installé d’autorité 28 boîtes à journaux sur la voie publique et confié leur gestion à un vendeur de journal disposant d’une patente ! N’ai jamais atteint le stade du procès pour les autres plaintes de lecteurs quérulents. La vraie information lèse souvent un intérêt privé au nom de l’intérêt public. Mais écrire et révéler de vraies informations, c’est se promener avec des grenades dégoupillées dans la poche. Parfois, pour protéger sa propre vie ou celle de tiers, mieux vaut « se la coincer ». Cela m’est arrivé. Rarement. Etonnez-vous ensuite que les nouvelles générations de journalistes répugnent à prendre des risques…

Marié, sans enfants (par vocation philosophique et conviction), j’ai pas mal bourlingué dans le monde, non pour admirer des récifs de corail roses ou les levers de soleil sur les dunes mais avant tout pour m’approcher, interagir et m’enrichir au contact de populations locales. La campagne, si belle soit-elle, me lasse très vite: j’aime les villes – dont Genève -  concentrations de civilisation et espaces de tous les possibles. A priori, l’autre n’est pas pour moi un ennemi, un gêneur mais bien une promesse et un univers. Il m’arrive aussi d’être déçu.

Mon premier ouvrage (précité) me tient lieu de biographie plus complète.

Ah, j’allais oublier: je suis paraît-il bavard et parfois prolixe mais je sais aussi écouter l’autre. Donc j’accueille avec plaisir le dialogue avec mes lecteurs. On se bonifie parfois au contact de l’autre, surtout s’il conteste vos opinions. Encore faudrait-il pouvoir choisir des interlocuteurs de qualité…

jawidmer@bluewin.ch

PS. Ouais, j’aurais pu ajouter que j’ai été assez volage mais, malgré la permissivité ambiante, c’est parfois mal vu. Je ne veux tout de même pas passer pour un vieillard libidineux. Donc je ne le dis pas:-)